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La bataille économique aujourd'hui, ce n'est pas seulement exporter, c'est aussi reconvertir le paysage industriel, on le voit bien dans le cas de la sidururgie, et attirer à cette fin des investissements étrangers.
Un Américain a investi en France, dans le domaine qui est le sien, celui des composants électroniques.
Il a 29 ans et son nom appartient déjà à la légende dorée des réussites économiques américaines.
Il s'appelle Steve Jobs et pour reprendre les termes du président Mitterrand qu'il a rencontré en Californie
et qui parlait de lui dans sa dernière conférence de presse, il est le fondateur de la firme Apple
qui représente des centaines de millions de dollars.
Jean-Marc Illouz lui a demandé si la France se prêtait à des réussites comme la sienne.
Il semble qu'en Europe la recherche soit d'un bon niveau, mais les faiblesses viennent des applications concrètes,
concrènes, une étape qui est en elle-même une source d'innovation. Cela, je pense,
vient d'un manque de société prête à risquer pour entreprendre. Ce que nous appelons
le développement, c'est rarement les grandes entreprises qu'ils font, c'est
plus les petites ou les moyennes entreprises. Alors ce qu'il faut, c'est beaucoup de
petites entreprises avec des étudiants doués, des capitaux à risque plus efficaces
entre les mains du secteur privé
et aussi des champions que l'on prenne pour modèle
en disant l'innovation c'est ça.
Mais il y a quelque chose de plus subtil,
c'est le facteur culturel.
En Europe, l'échec c'est très grave.
Si en sortant de l'université vous loupez votre coup,
cela vous suit toute votre vie.
Alors qu'en Amérique, à Silicon Valley,
on passe son temps à échouer.
Quand on se casse la figure,
on se relève et on recommence.
Ce qu'il faut pour que l'industrie informatique se développe en Europe et en France, c'est une solide industrie du logiciel.
Parce que le logiciel, c'est le pétrole des années 80 et 90, de cette révolution informatique.
Il faut des centaines de mini-entreprises de logiciels.
Et la France pourrait dominer l'Europe dans le logiciel, à la les étudiants les plus brillants, une bonne maîtrise de la technologie.
Ce que nous devons faire, c'est encourager les jeunes à créer des sociétés de logiciels.
Nous, nous ne voulons pas mettre la main dessus.
Le gouvernement ne doit pas non plus tenter de le faire.
Elles doivent appartenir à ceux qui prennent des risques.